
L'Ukraine a apporté son soutien mardi à une proposition des Etats-Unis pour un cessez-le-feu de 30 jours avec la Russie, en échange de quoi Washington a annoncé la levée "immédiate" de la suspension de l'aide à Kiev, lors d'une réunion en Arabie saoudite.
Le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, a affirmé à l'issue de cette journée que l'Ukraine acceptait des "négociations immédiates" avec la Russie, absente des discussions, et que la balle était maintenant dans le camp de Moscou pour accepter une trêve.
Les Etats-Unis doivent à présent "convaincre" la Russie d'accepter le cessez-le-feu de 30 jours, a affirmé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. "L'Ukraine accepte cette proposition", a-t-il ajouté lors de sa prise de parole quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux.
La question est désormais de savoir "comment" et non "si" la guerre en Ukraine doit finir, a affirmé Mike Walz, conseiller américain à la sécurité nationale.
Les deux pays sont aussi tombés d'accord pour conclure "dès que possible" un accord sur les minerais ukrainiens, selon la déclaration finale publiée après plus de huit heures de discussions.
Cette rencontre s'est tenue à Jeddah, sur la mer Rouge, quelques heures après la plus importante attaque de drone menée par Kiev en territoire russe depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022.
Après plus de trois ans de guerre, l'Ukraine a mis sur la table une proposition de cessez-le-feu partiel avec la Russie, espérant convaincre ainsi les Etats-Unis de rétablir leur aide militaire à Kiev et le partage de renseignements.
Cette aide avait été interrompue depuis l'altercation, le 28 février dans le Bureau ovale, entre le président américain, Donald Trump, son vice-président, M. Zelensky.
M. Zelensky avait alors quitté les Etats-Unis sans signer comme prévu un accord sur l'exploitation des minerais de son pays par les Etats-Unis.
"L'Ukraine s'est déclarée prête à accepter la proposition américaine d'instaurer un cessez-le-feu immédiat et provisoire de 30 jours, qui peut être prolongé par accord mutuel des parties et qui est soumis à l'acceptation et à la mise en oeuvre simultanée par la Fédération de Russie", détaille la déclaration conjointe publiée mardi.
"Les Etats-Unis feront savoir à la Russie que la réciprocité russe est la clé de la paix", ajoute le communiqué. Puis, "les Etats-Unis lèveront immédiatement la suspension sur l'échange de renseignements et reprendront l'aide à la sécurité de l'Ukraine", selon la déclaration commune.
- "Prêts à tout" -
Marco Rubio ainsi que le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiga, ont participé à la réunion, au moment où Donald Trump fait pression sur l'Ukraine pour mettre fin à la guerre.
"Nous sommes prêts à tout faire pour parvenir à la paix", avait déclaré le chef du bureau présidentiel ukrainien, Andriï Iermak, en entrant dans la salle des négociations.
Dans ce contexte, l'Ukraine a affirmé que son attaque massive menée avec des centaines de drones, qui a visé en particulier Moscou et sa région, à plus de 400 kilomètres de la frontière ukrainienne, devrait "inciter" le président russe, Vladimir Poutine, à accepter une trêve aérienne.
L'attaque a fait trois morts, selon les autorités municipales. Le Kremlin a accusé Kiev de frapper "des infrastructures sociales, des immeubles d'habitation".
Selon Moscou, 343 drones ont été abattus au cours de cette attaque qui a également visé la région de Koursk, frontalière de l'Ukraine.
En Ukraine, des bombardements russes ont fait six morts mardi dans la région de Donetsk, dans l'est du pays, a annoncé son gouverneur.
Interrogé sur les négociations en Arabie saoudite, le Kremlin a estimé que c'était à l'Ukraine de montrer qu'elle était prête à faire la paix. "Ce que nous (en) attendons n'a pas d'importance", a sèchement déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Les négociateurs ukrainiens sont arrivés à Jeddah avec une proposition de "trêve dans les airs" et "en mer" avec Moscou, avait indiqué lundi à l'AFP un haut responsable ukrainien sous couvert d'anonymat.
M. Rubio avait toutefois souligné que cette rencontre n'avait pas pour but "de dessiner des lignes sur une carte" en vue d'un accord final, et ajouté qu'il rapporterait les idées discutées à la Russie.
- Possible médiation -
Le président Zelensky a rencontré à Jeddah le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane et estimé que le royaume apportait "une plateforme très importante pour la diplomatie".
Selon la présidence ukrainienne, leur entretien a porté sur "une possible médiation de l'Arabie saoudite pour la libération de prisonniers militaires et civils et le retour d'enfants déportés", ainsi que sur les garanties de sécurité réclamées par Kiev.
Bien que le président américain ait multiplié les piques contre Volodymyr Zelensky, accusé d'être un "dictateur" ou de n'être pas assez reconnaissant envers Washington, le ton semble s'être apaisé.
Donald Trump, qui a amorcé en parallèle un spectaculaire rapprochement avec la Russie, a estimé que son homologue ukrainien était prêt à négocier, et a même menacé Moscou de nouvelles sanctions.
Ces pourparlers ont eu lieu à l'heure où Kiev est à la peine sur le front. Durant le weekend, la Russie a revendiqué d'importantes avancées dans la région de Koursk et même une poussée dans la région ukrainienne de Soumy, une première depuis 2022.
Le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, a affirmé à l'issue de cette journée que l'Ukraine acceptait des "négociations immédiates" avec la Russie, absente des discussions, et que la balle était maintenant dans le camp de Moscou pour accepter une trêve.
Les Etats-Unis doivent à présent "convaincre" la Russie d'accepter le cessez-le-feu de 30 jours, a affirmé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. "L'Ukraine accepte cette proposition", a-t-il ajouté lors de sa prise de parole quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux.
La question est désormais de savoir "comment" et non "si" la guerre en Ukraine doit finir, a affirmé Mike Walz, conseiller américain à la sécurité nationale.
Les deux pays sont aussi tombés d'accord pour conclure "dès que possible" un accord sur les minerais ukrainiens, selon la déclaration finale publiée après plus de huit heures de discussions.
Cette rencontre s'est tenue à Jeddah, sur la mer Rouge, quelques heures après la plus importante attaque de drone menée par Kiev en territoire russe depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022.
Après plus de trois ans de guerre, l'Ukraine a mis sur la table une proposition de cessez-le-feu partiel avec la Russie, espérant convaincre ainsi les Etats-Unis de rétablir leur aide militaire à Kiev et le partage de renseignements.
Cette aide avait été interrompue depuis l'altercation, le 28 février dans le Bureau ovale, entre le président américain, Donald Trump, son vice-président, M. Zelensky.
M. Zelensky avait alors quitté les Etats-Unis sans signer comme prévu un accord sur l'exploitation des minerais de son pays par les Etats-Unis.
"L'Ukraine s'est déclarée prête à accepter la proposition américaine d'instaurer un cessez-le-feu immédiat et provisoire de 30 jours, qui peut être prolongé par accord mutuel des parties et qui est soumis à l'acceptation et à la mise en oeuvre simultanée par la Fédération de Russie", détaille la déclaration conjointe publiée mardi.
"Les Etats-Unis feront savoir à la Russie que la réciprocité russe est la clé de la paix", ajoute le communiqué. Puis, "les Etats-Unis lèveront immédiatement la suspension sur l'échange de renseignements et reprendront l'aide à la sécurité de l'Ukraine", selon la déclaration commune.
- "Prêts à tout" -
Marco Rubio ainsi que le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiga, ont participé à la réunion, au moment où Donald Trump fait pression sur l'Ukraine pour mettre fin à la guerre.
"Nous sommes prêts à tout faire pour parvenir à la paix", avait déclaré le chef du bureau présidentiel ukrainien, Andriï Iermak, en entrant dans la salle des négociations.
Dans ce contexte, l'Ukraine a affirmé que son attaque massive menée avec des centaines de drones, qui a visé en particulier Moscou et sa région, à plus de 400 kilomètres de la frontière ukrainienne, devrait "inciter" le président russe, Vladimir Poutine, à accepter une trêve aérienne.
L'attaque a fait trois morts, selon les autorités municipales. Le Kremlin a accusé Kiev de frapper "des infrastructures sociales, des immeubles d'habitation".
Selon Moscou, 343 drones ont été abattus au cours de cette attaque qui a également visé la région de Koursk, frontalière de l'Ukraine.
En Ukraine, des bombardements russes ont fait six morts mardi dans la région de Donetsk, dans l'est du pays, a annoncé son gouverneur.
Interrogé sur les négociations en Arabie saoudite, le Kremlin a estimé que c'était à l'Ukraine de montrer qu'elle était prête à faire la paix. "Ce que nous (en) attendons n'a pas d'importance", a sèchement déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Les négociateurs ukrainiens sont arrivés à Jeddah avec une proposition de "trêve dans les airs" et "en mer" avec Moscou, avait indiqué lundi à l'AFP un haut responsable ukrainien sous couvert d'anonymat.
M. Rubio avait toutefois souligné que cette rencontre n'avait pas pour but "de dessiner des lignes sur une carte" en vue d'un accord final, et ajouté qu'il rapporterait les idées discutées à la Russie.
- Possible médiation -
Le président Zelensky a rencontré à Jeddah le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane et estimé que le royaume apportait "une plateforme très importante pour la diplomatie".
Selon la présidence ukrainienne, leur entretien a porté sur "une possible médiation de l'Arabie saoudite pour la libération de prisonniers militaires et civils et le retour d'enfants déportés", ainsi que sur les garanties de sécurité réclamées par Kiev.
Bien que le président américain ait multiplié les piques contre Volodymyr Zelensky, accusé d'être un "dictateur" ou de n'être pas assez reconnaissant envers Washington, le ton semble s'être apaisé.
Donald Trump, qui a amorcé en parallèle un spectaculaire rapprochement avec la Russie, a estimé que son homologue ukrainien était prêt à négocier, et a même menacé Moscou de nouvelles sanctions.
Ces pourparlers ont eu lieu à l'heure où Kiev est à la peine sur le front. Durant le weekend, la Russie a revendiqué d'importantes avancées dans la région de Koursk et même une poussée dans la région ukrainienne de Soumy, une première depuis 2022.
7 Commentaires
Karim-usa
il y a 16 heures (20:54 PM)Yatt
il y a 15 heures (21:57 PM)On s'en fou .
De la Sierra Leone au Sénégal, ce stupéfiant constitué de psychoactifs très addictifs et parfois mortels fait des ravages.
De cette drogue qu’il fume quotidiennement, mélangée à du tabac, depuis six mois, Ibrahima D. ne sait rien ou presque. Tout juste qu’« une pincée suffit pour atteindre l’autre monde, celui où je peux me reposer, où je n’ai plus de problèmes », confie le mécanicien de 50 ans, vêtu d’une veste de cuir déchirée. « Le kush, c’est plus puissant que tout ce que j’ai essayé avant. J’ai vu des gens tomber et ne jamais se relever », confie-t-il.
Sous la tôle arrondie d’un abribus du marché de Colobane, en plein Dakar, ils sont nombreux, comme lui, sans abri, à consommer ce kush (prononcer « kouche »). Accablés par la défonce, leurs corps frêles et négligés s’étendent sur les bancs publics, parfois au sol. « C’est une drogue qui marche bien au Sénégal », se complaît Ababacar S., un dealeur guinéen de 30 ans. Dans la plus petite poche de son jean, il garde précieusement plusieurs doses de cette poudre grisâtre qu’il a lui-même disposée dans de minuscules bouts de papiers repliés.
Lui achète le paquet, qu’il ne sait quantifier qu’avec des gestes et non en grammes – « ça fait deux doigts de largeur, un doigt d’épaisseur » –, environ 15 000 francs CFA (23 euros) à la gare routière de Diamniadio, à 35 kilomètres de Dakar. Puis il revend la dose, soit une pincée, 500 francs CFA (0,76 euro). Sa composition ? « C’est presque comme le cannabis », fait-il en tirant sur sa cigarette roulée saupoudrée de kush. I
a NASA licencie la chercheuse sur le climat Katherine Calvin, scientifique en chef de l’agence
La coprésidente du GIEC avait été nommée en 2022 pour conseiller la direction de l’agence spatiale américaine sur les programmes scientifiques et les investissements liés à la science. En tout, une vingtaine de postes sont concernés.
Xeme
il y a 11 heures (02:17 AM)Fin de la propagande médiatique. Fin du projet de construction d'un 2e Israël sur les flancs de la Russie.
Maintenant, il reste à avoir l'intelligence de lire ce qui s'est passé, ce que les médias ont raconté, les conséquences, et capitaliser le tout pour l'avenir. Ce serait être le pire des cons que de revivre les mêmes mensonges occidentaux prochainement dans les médias, et d'y croire un seul mot.
A commencer par l'Ukraine que l'Occident a entraîné dans la merde. Elle a perdu un million de soldats, toutes ses régions tenues aujourd'hui par la Russie, la destruction totale de son pays, un pays où il ne reste plus que des femmes, ses ressources naturelles, ses terres agricoles et ses grandes industries (qui vont servir à payer les dettes de la guerre). Rien de gagner, tout de perdu. Les dirigeants de l'Ukraine ne pouvaient pas savoir cela ?
Si, ils le savaient. Mais l'Occident avait placé des dirigeants de l'Ukraine ennemis de l'Ukraine. Ils avaient ce programme de destruction de leur pays pour qu'il devienne propriété de l'Occident. C'est fait. Des médias sont juste payés pour masquer cela.
Il reste à nous autres pauvres débiles aussi d'en tirer les leçons. Je pense à mes parents pulaars actuellement biberonnés des programmes RFI en langue peul rempli de thèmes de fabrique de haine contre Russie, Poutine et Wagner. Ils ne seront même pas au courant que le projet qui valait leur lavage de cerveau est tombé.
NB: Je suis désolé. Mes mots peuvent blesser, mais on est obligé de parler crûment à notre monde. La possession mentale par l'Occident est trop forte. Et beaucoup de nos intellectuels, complices, n'expliqueront jamais au peuple que leurs maîtres occidentaux sont l'unique peste du monde pilotée par le sionisme.
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