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Excision collective de 11 filles à Sedhiou : Trois agences de l’ONU exigent l'application de la loi

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Excision collective de 11 filles à Sedhiou : Trois agences de l’ONU exigent l'application de la loi
 

Dans un communiqué cosigné, UNICEF, UNFPA et ONU Femmes dénoncent l’excision collective de 11 filles âgées de moins de cinq ans et appellent à une application stricte des lois en vigueur. Selon le document transmis à notre rédaction, ces fillettes, âgées de cinq mois à cinq ans, ont été excisées le samedi 15 février 2025 dans le département de Goudomp, région de Sédhiou. Les trois agences des Nations Unies déplorent que cet acte survienne quelques jours seulement après la commémoration nationale de la Journée internationale de tolérance zéro contre les mutilations génitales féminines (MGF), le 6 février.

Le texte souligne qu’aucune interpellation n’a encore été effectuée à ce jour. Néanmoins, UNICEF, UNFPA et ONU Femmes saluent l’engagement des forces de l’ordre, des services de protection de l’enfance et de la santé, ainsi que des personnes ayant dénoncé l’incident, permettant d’identifier les victimes.

Ces organisations rappellent que les MGF causent des blessures physiques et psychologiques graves, profondes et irréversibles, entraînant douleurs, traumatismes et risques mortels pour la santé. Elles portent également atteinte aux droits fondamentaux des femmes et des filles de disposer de leur corps et de vivre en sécurité dans la dignité. Les trois agences « s’alarment que ces pratiques néfastes continuent d’être perpétrées avec la complicité de certains membres de la communauté, malgré les efforts soutenus du gouvernement ».

Elles rappellent également le rôle pionnier du Sénégal dans la région, avec l’adoption dès 1999 de la loi n° 99-05. Ce texte incrimine non seulement la réalisation, l’incitation, la préparation ou l’assistance à un acte de MGF, mais aussi le défaut de signalement d’un tel incident et la pratique transfrontalière. De plus, elles soulignent que l’article 7 de la Constitution sénégalaise garantit la protection de toute personne contre les mutilations physiques, stipulant : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité, au libre développement de sa personnalité, à l’intégrité corporelle, notamment à la protection contre toutes mutilations physiques. »




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