
C’est le 17 décembre 2010 que le jeune Tunisien Mouhamed Bouazizi posa son acte désespéré qui conduisit à la révolution tunisienne et chassa du pouvoir le président Ben Ali. Deux ans après, la Tunisie se rappelle son héros, un martyr dont le journal tunisien, Le Renouveau, par la voix de sa sœur, Leila Bouazizi, revient sur les circonstances de ce drame historique et salutaire pour tout un peuple. « Ce jour-là, les agents municipaux lui avaient confisqué son outil de travail et l’un d’eux l’avait giflé. Il s’est alors rendu à la municipalité, puis au gouvernement pour se plaindre, mais ici, à Sidi Bouzid, il n’y a pas personne pour nous écouter. Ils marchent à la corruption et ne travaillent que pour leurs intérêts », relatent nos confrères repris par le Quotidien. C’est parce qu’il a été humilié publiquement, désespéré, que Mouhamed Bouazizi s’est immolé par le feu, point de départ d’une révolution qui a embrasé le Maghreb avant de s’étendre à plusieurs autres pays du monde.
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