
Les déchets plastiques constituent aujourd’hui la pollution naturelle la plus visible. Abdoulaye Bibi Baldé, ministre de l’Environnement et du Développement durable a estimé à près de 5 millions le nombre de sachets plastiques abandonnés dans la nature. Face à l’ampleur des dégâts causés par ces emballages facteurs de pollution, les députés se sont réunis ce mardi, dans le cadre d’une session ordinaire unique pour se pencher sur «le projet de loi N°04/2015 relative à l’interdiction de la production, de l’importation de la détention, de la distribution, de l’utilisation de sachets plastiques de faible micronnage et à la gestion rationnelle des déchets plastiques», afin de procéder au vote.
Dans un rapport qu’elle a produit, la Commission de développement et de l’aménagement du territoire, trouve que «ce chiffre révèle l’ampleur de l’utilisation de cet emballage. Ainsi a été noté un envahissement des villes et des villages par des sachets qui occasionnent d’importants désagréments, notamment dans le cadre de vie des populations, sur l’environnement et la santé. La nocivité de ces sachets est telle qu’elle constitue un fléau dans notre société. L’action de ces emballages se manifeste dans plusieurs domaines».
Pour preuve, «sur le plan écologique, les effets nocifs découlant de ces sachets plastiques sont notés dans la pollution visuelle du sol, l’encombrement des caniveaux et des égouts, concourant ainsi à la récurrence des inondations. En milieu rural, ils causent la dégradation des terres de culture, la diminution des espaces agricoles et du coefficient d’infiltration du sol ainsi que la baisse du rendement agricole».
Sur les végétaux, poursuit le ministre, «les sachets plastiques entravent la germination des graines, ralentissent la photosynthèse, éléments essentiel à la production de matières organiques, et freinent durablement la régénération des peuplements. Chez les animaux, l’action néfaste des sachets plastiques se manifestent par la mort, par étouffement, des animaux qui les ingurgitent. Cela est visible chez les tortues et autres animaux du cheptel marin qui les prennent pour des méduses ou des céphalopodes».
Pour ce qui est de la santé, Abdoulaye Baldé a souligné que «le brûlage des sachets plastiques dont la matière première est d’origine fossile comme la combustion du bois et du pétrole, favorise la production de polluants organiques persistants (dioxines et furane) qui provoquent l’irritation des yeux, les maladies cardiovasculaires et respiratoires ainsi que le cancer. Ces sachets offrent des poches de prolifération des vecteurs des maladies».
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