
Les anciennes autorités de Tripoli, remplacées en avril par de nouvelles institutions soutenues par la communauté internationale, ont annoncé vendredi soir qu'elles reprenaient leurs fonctions, après avoir pris possession sans combats des locaux du Conseil d'Etat libyen. Dans un communiqué, le chef de l'ex-gouvernement tripolitain, Khalifa Ghweil, qui refusait déjà de partir, a affirmé la "légitimité" de son "gouvernement de salut national", issu de l'ancien Parlement de Tripoli, le Congrès général national (CGN).
Il a appelé tous ses ministres à reprendre leurs fonctions et à considérer "comme suspendus de leurs fonctions" tous les responsables nommés par le nouveau gouvernement d'union nationale (GNA) soutenu par l'ONU. Même s'il a perdu en avril toutes les institutions et ministères qu'il contrôlait à Tripoli au profit du GNA, M. Ghweil continuait de publier des communiqués portant le sceau de son gouvernement de salut national. Dans le dernier en date, publié le 9 octobre, il critiquait la situation sécuritaire à Tripoli.
En réponse, le GNA a promis dans un communiqué d'arrêter "les politiciens qui (...) tentent de créer des institutions parallèles et déstabiliser la capitale". Le GNA a condamné la prise de possession du QG du Conseil d'Etat par "un groupe armé", dénonçant de nouvelles "tentatives pour saboter l'accord politique" parrainé par l'ONU.
0 Commentaires
Participer à la Discussion