Quatorze gardes-frontières iraniens ont été tués, dans la nuit de vendredi à samedi, dans un accrochage armé avec des bandits dans la région de Saravan (Sistan-Balouchistan), a rapporté samedi 26 octobre l'agence officielle Irna.
Si l'agence n'a pas donné de précision sur l'identité des assaillants, les forces iraniennes affrontent régulièrement des trafiquants de drogue dans cette région montagneuse, proche de la frontière entre Afghanistan et Pakistan.
Une source informée, citée par l'agence, a déclaré ne pas savoir s’il s’agissait de "bandits ou de rebelles hostiles à la République islamique", ajoutant que "cinq autres garde-frontières ont été blessés". Selon un responsable du ministère de l’Intérieur, trois militaires ont par ailleurs été enlevés et emmenés au Pakistan.
Seize rebelles pendus en représailles
En représailles à cette attaque, un responsable de la justice a annoncé samedi que 16 rebelles avaient été pendus.
"On ne sait pas s’il s’agit de rebelles arrêtés hier soir ou de rebelles
qui étaient déjà emprisonnés", a commenté, après l’annonce des 16
pendaisons, Siavosh Ghazi, correspondant AFP pour FRANCE 24 à Téhéran.
"C’est la première fois depuis un an qu’il y a une telle attaque dans
cette province".
La dernière attaque remonte en effet à octobre 2012, lorsqu’un attentat suicide contre une mosquée chiite avait fait au moins deux morts et plusieurs blessés à Chabahar, à l'extrême-sud de la province du Sistan-Balouchistan.
Ces dernières années, la province du Sistan-Balouchistan, où vit une forte minorité sunnite, a été le théâtre d'actions sanglantes menées par les rebelles sunnites du Joundallah (soldats de Dieu).
Avec dépêches
0 Commentaires
Participer à la Discussion