Revoilà le groupe de rap de Thiaroye Wa Gëblë qui, 5 ans après son dernier album (Sénégal en 2005), nous amène son troisième opus de 15 titres : «Message of hope» (Message d’espoir). Un produit qui sera disponible sur le marché le 26 janvier prochain. Wa Gëblë, qui signifie «Wax-Aduna-Gêddu-ëttu-Baatin-Lemu-ëlek» ou le lieu de rencontre d’un peuple où chacun discute des questions quotidiennes qui affectent sa vie, est comme une famille qui «compte transmettre au monde les valeurs essentielles de la vie pour un futur positif».
Établis à l’étranger (entre les Etats-Unis et la Suisse) ou ils suivent des cours au Conservatoire, Witness et Waterflow ont fait face à la presse, hier, au Just4U pour parler de ce message d’espoir et donner des conseils aux jeunes Sénégalais particulièrement et Africains généralement. Pour se faire comprendre, leurs messages sont en wolof, français et anglais et sont disponibles pour tous dans un style de mélange de Hip-hop, de poésie et de slam, basés sur des thèmes bien définis.
Wa Gëblë à travers son message encourage les jeunes à travailler dur, à être déterminés pour construire leur avenir au Sénégal, au lieu de rêver d’une vie au Nord. «La galère c’est partout, donc fais-toi toi-même là où tu es. Ce que nous avons au Sénégal, c’est acquis. Tandis qu’ailleurs, ce que nous avons n’est pas à nous. Ici on s’aime, on se sourit, c’est notre culture, nos valeurs. Là-bas, il faut se faire intégrer, se faire respecter», explique Waterflow, un des deux rappeurs.
«J’en ai rien à f… de Wade. Pour m’en sortir, je n’ai pas besoin de lui»
Selon lui, il faut que les jeunes croient en eux. «Comme on dit, aide-toi le ciel t’aidera. Il faut croire en toi-même. Tu dois t’en sortir sans l’aide de personne. J’en ai rien à f… de Wade. Pour m’en sortir, je n’ai pas besoin de lui. Il faut retrouver l’espoir, essayer de t’en sortir là où tu es», assène-t-il.
Son pote Witness de renchérir en notant qu’il faut que le peuple soit solidaire. «Il faut qu’on soit organisé, des monuments et de belles routes, on n’en a pas besoin. Il faut qu’on mange. On fait semblant d’être riche, on l’est culturellement, mais en réalité on est pauvre».
«Wade et sa clique n’ont rien changé en 11 ans, sauf les ministres qui changent tout le temps et ça on en a marre. Des monuments, on n’en a rien à faire. Ce qu’il nous faut, c’est de l’électricité, de la bouffe, c’est la base. Une autoroute à péage, mais c’est une nécessité, c’est pas un exploit. C’est des façons d’anéantir le peuple et il faut que les gens s’éveillent», argue Waterflow.
Witness, lui, se demande «pourquoi on essaie de nous laver la cervelle». Non sans ajouter qu’il y a l’espoir et puis d’autres choses encore à faire. Les deux hip hoppeurs de déplorer le fait que les rappeurs au Sénégal ne soient pas respectés. «Wa Gëblë va faire revenir ce respect», clament-ils.
En attendant, Waterflow et Witness ont déjà démarré leur campagne de promotion avec les médias. Ils feront aussi une soirée de dédicace au Just4U, le jour de la sortie de cet album qui sera par la suite disponible aux Usa. Un concert est également programmé à Thiaroye, leur quartier.
Dans cet album, Wa Gëblë a fait deux duos. L’un avec Magou et l’autre avec Cheikh Ndigël Lô dans «African Dream». Avec cette nouvelle production plus mature, consciente, posée et toujours très engagée, le groupe fonde espoir pour une conscientisation du peuple sénégalais.
4 Commentaires
Agmn
En Février, 2011 (04:46 AM)Wakh Rek
En Février, 2011 (06:47 AM)Iron Man
En Février, 2011 (08:44 AM)Delzo
En Avril, 2011 (02:54 AM)Participer à la Discussion