Journaliste avec une expérience de plus d'une trentaine d'années, Jean Baptiste Placca était l’invité ce dimanche du Grand Jury sur la RFM. Ce spécialiste des questions africaines s’est dit “surpris” par l'ampleur avec laquelle, Bassirou Diomaye Faye, cinquième résident du Sénégal a été élu. Analysant ce succès de M. Faye, il décèle " une part de rejet de la façon dont le régime de Macky Sall s'était terminé". L’ancien rédacteur en chef au magazine africain Jeune Afrique affirme que "les Sénégalais ont voulu résoudre un double problème" le 24 mars dernier à savoir "l'échéance constitutionnelle donc la fin de son mandat (Ndlr : Macky Sall) et celui de la remise en marche de la démocratie". "Le fait que les Sénégalais aient choisi dès le premier tour d'élire un président, de donner la majorité à Bassirou Diomaye Faye est la preuve que ce peuple a un degré de conscience politique qui devrait s'exporter dans la sous-région", a poursuivi le journaliste.
Jean Baptiste Placca a par ailleurs salué la posture de celui qui était le principal opposant à Macky Sall, Ousmane Sonko qui a travaillé à l'élection de son second, Bassirou Diomaye Faye. "Je pense qu'il y a eu une part de courage politique de la part de Ousmane Sonko. D'autres ailleurs se seraient accrochés et auraient tout fait pour être candidat et dès lors que ça ne pouvait pas être eux, ils auraient préféré tout perdre. L'autre chose c'est qu'il y a eu, à un moment donné, la possibilité de tout remettre à plat, à la suite de ce que proposait Macky Sall dans les négociations afin de permettre à Ousmane Sonko de revenir dans le jeu politique. Au lieu de cela, il a préféré que l'on maintienne le scrutin en sachant que lui, il ne sera pas candidat et donc pas président. Il a fait suffisamment confiance à son ami et c'est un fait admirable en politique".
Pour l'éditorialiste Togolais ce choix de Ousmane Sonko "signifie concrètement que ces deux et ses autres camarades tiennent davantage à leur projet qu'à une position que l'un ou l'autre pourrait avoir en cas de victoire".
M. Placca considère que "dans l'immédiat, on ne devrait pas s'inquiéter" concernant l’éventualité d'un duel au sommet. Toutefois, Jean Baptiste Placca reste prudent. "La politique est la politique. Les rivalités, les entourages, les conseils, les ambitions ou les suppléments d'ambition peuvent toujours abîmer la position", tempère-t-il. Le journaliste estime qu'il peut y avoir "des rivalités qu'on peut imaginer entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye mais ça viendra beaucoup plus tard si ça devait arriver". Pour l'éditorialiste, si le tandem Sonko-Diomaye est assez intelligent, "à leur âge, ils ont le Sénégal pour 20 ans, deux mandats pour l'un et deux mandats pour l'autre et ça sera bien fait".
11 Commentaires
Changement
En Avril, 2024 (13:22 PM)Il emporte les faibles d'esprit qui s'y accrochent.
Diomaye et Sonko resteront s'ils font du bon travail.
Pour l'instant ce sont lea meilleurs espoirs pour le Senegal mais il beaucoup fantasment sur les delais de realisation des objectifs.
Il faut non seulement reformer mais aussi eduquer les populations. Le development, ça commence deja dans la tete et on cherche à realiser sa vision.
Le Peuple
En Avril, 2024 (13:22 PM)Reply_author
En Avril, 2024 (14:10 PM)Nianthio
En Avril, 2024 (13:28 PM)Ces gens se contredisent, ah bon ce matériel vient de vous? T'es ministres sont des tiounes, ils sont en séminaire c'est-à-dire ils sont sur des table bancs
Nit
En Avril, 2024 (14:09 PM)Babs
En Avril, 2024 (14:43 PM)Une rupture systemique arrivera très rapidement
🤠
Diomaye est le président, Sonko premier ministre. Chacun joue son rôle.
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