Des représentants de la plupart des groupes armés centrafricains se retrouvent ce jeudi autour de la table à Rome sous les auspices de l'organisation Sant'Egidio, qui oeuvre discrètement aux médiations dans les conflits. Sont présents également des responsables politiques, des représentants de la société civile, du gouvernement, ainsi que des Nations unies. Les discussions doivent se poursuivre jusqu'à samedi.
Treize des quatorze groupes armés sont représentés à Rome. Manque à l'appel le groupe « 3R » qui n'aurait pas été en mesure d'envoyer des délégués. Chacun de ces groupes a déjà été reçu individuellement par Sant'Egidio ces derniers mois.
L'organisation Sant Egidio s'implique dans la crise centrafricaine depuis la fin 2013. Elle avait travaillé au dialogue entre communautés religieuses à un moment ou la communauté musulmane était particulièrement en difficulté après la chute du régime seleka.
Sant Egidio avait aussi discrètement négocié un pacte en novembre 2015 avec les ex-seleka d'Abdoulaye Hissène et les anti-balaka de Maxime Mokom pour faciliter la visite du pape François à Bangui et en particulier au Pk5.
Tout aussi discrètement, l'organisation catholique avait travaillé auprès des forces politiques et groupes armés pour qu'ils acceptent le verdict des urnes en 2016. Depuis novembre dernier et la reprise des combats dans l'est et le centre du pays, Sant'Egidio oeuvre à une médiation entre groupes armés pour obtenir un cessez-le-feu sur le terrain et une mise en oeuvre du DDR.
Selon son président Marco Impagliazzo, qui s'exprimait lundi devant le Conseil de sécurité, l'initiative de Sant'Egidio « se veut complémentaire et compatible avec les autres ». L'autre grande médiation, c'est l'Initiative africaine, sous l'égide de l'Union africaine, au point mort depuis des mois.
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