Le Sénégal vient de bénéficier d’un projet d’amélioration de la santé sexuelle et reproductive des jeunes d’un montant de 1,8 milliard de FCfa. Financé par le gouvernement des Pays-Bas à travers son ministère des Affaires étrangères, ce programme dénommé Ask (Acces, services and knowledge) est étalé sur trois ans.
En procédant, avant-hier, au lancement du programme Ask (Acces, services and knowledge), en présence de son ambassadeur, Pieter Jan Kleiweg De Zwaan, le gouvernement des Pays-Bas s’est engagé à aider le Sénégal à réaliser efficacement l’accès universel à la santé de la reproduction. D’un montant de 1,8 milliard de FCfa, ce projet, comme l’a souligné la coordinatrice Chau Katie, œuvre pour l’amélioration de la santé des jeunes âgées de 10 à 24 ans par l’augmentation de leur accès aux services de santé. Et cela, par des innovations à travers les Technologies de l’information et de la communication (Tic). « Les adolescents, cibles importants de la population, ont toujours été laissés en rade et noyés dans la santé de la mère et du nouveau-né. Ce projet vise l’innovation par l’utilisation des téléphonies mobiles et des nouvelles technologies pour permettre à ces jeunes de mieux s’informer », a indiqué Diouma Diouf de la Direction de la santé de la reproduction et de la survie de l’enfant (Dsr/Se). Selon elle, Ask permettra de toucher une cible très vulnérable, parce que confrontée à des problèmes d’accès aux services de santé reproductive.
Ce programme, qui sera mis en œuvre par la Fondation africaine pour la médecine et la recherche (Amref) et l’Association sénégalaise pour le bien-être familial (Asbef), va démarrer cette année et durera 3 ans. Il arrivera à terme en 2015. Ces deux Ong interviendront dans les zones urbaines, périurbaines et rurales. Lesquelles sont marquées par un faible accès des jeunes à l’information et aux services de santé de la reproduction. Les régions de Dakar, Thiès, Louga, Saint-Louis, Kaolack et Fatick constituent les cibles du projet qui « sera axé sur les droits humains et l’égalité de genres », a précisé Dr Mor Ngom, directeur d’Amref.
Selon son Excellence Pieter Jan Kleiweg De Zwaan, le choix du Sénégal se justifie par l’existence de réels problèmes d’accès des jeunes aux services de santé de la reproduction.
Une situation qui, à en croire l’ambassadeur des Pays-Bas, s’explique par la présence d’un tabou autour de ces questions. « Pour des raisons de santé, il est essentiel de mettre un terme à ces tabous et surtout pour les groupes vulnérables. Ce programme sera mis en œuvre par les Ong, mais en étroite collaboration avec le gouvernement du Sénégal, lequel a des qualités sur les droits de l’Homme qui sont exemplaires pour la sous-région », a-t-il fait comprendre.
2 Commentaires
Ctba
En Juin, 2013 (08:56 AM)La Région de Kolda devait être comprise dans les zones d'intervention eu égard aux énormes difficultés que les adolescentes ont pour acceder aux services de santé de la reproduction.
Degueu
En Juin, 2013 (01:02 AM)alors prudence avec ces aides pour la sexualité et la reproduction.
la reproduction, l'éducation, la santé.... devraient être contrôlé que par l'état. mais au Sénégal, on ne contrôle rien du tout.
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