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Alors que les autorités de Saint-Louis s'apprêtent à lancer un vaste plan de déguerpissement des marchés le 20 février, les vendeurs ambulants et les tabliers expriment leur inquiétude face à une décision qui menace leur activité.
Réunis au sein de leur association, ces travailleurs de l'informel interpellent les plus hautes autorités du pays, notamment le Premier ministre Ousmane Sonko, afin de trouver une solution qui leur permette de continuer à exercer leur métier dans des conditions acceptables.
Par la voix de leur porte-parole Boubacar Dembo Camara, ces ambulants dénoncent une situation qu'ils jugent inacceptable et accusent les commerçants établis d'être à l'origine de cette pression sur les autorités locales. « Ce que le préfet et le maire veulent faire le 20 février serait une catastrophe, si cela venait à aboutir. Nous n'accepterons jamais de rester sans rien faire », a-t-il déclaré avec fermeté.
Pour ces travailleurs qui dépendent entièrement de leur commerce de rue pour subvenir aux besoins de leur famille, la destruction de leur espace de travail sans solution de rechange constitue une menace directe à leur survie économique. « C'est ici notre bureau, c'est ici qu'on gagne notre vie », insiste M. Camara, soulignant l'importance d'un site de recasement pour éviter un basculement vers le chômage.
Selon les ambulants, des discussions avaient déjà eu lieu avec les autorités locales en vue de trouver une issue favorable. Cependant, ils déplorent un manque de suivi et des revirements successifs qui les laissent dans l'incertitude. « Nous avions accepté certaines propositions, mais les autorités sont revenues sur leurs engagements », regrette leur représentant.
L'un des points centraux de leurs revendications reste la mise à disposition d'un site de recasement, une alternative qu'ils jugent nécessaire pour éviter un affrontement inutile et préserver la paix sociale. Ils exhortent ainsi le préfet et le maire à revoir leur décision et à engager un dialogue constructif.
Dans leur plaidoyer, les vendeurs ambulants accusent certains grands commerçants d'être à l'origine des démarches en faveur du déguerpissement. « Chaque année, c'est la même chose. Dès qu'un nouveau préfet arrive, une pétition est envoyée par ces commerçants pour nous évincer », affirment-ils. Ils rappellent que ces marchands devraient plutôt les encadrer et les soutenir, au lieu de chercher à les éloigner.
En attendant la date fatidique du 20 février, les vendeurs ambulants restent mobilisés et comptent sur une réaction des autorités pour éviter une crise sociale.
4 Commentaires
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il y a 5 heures (00:49 AM)Boy Ndar
il y a 5 heures (00:16 AM)Participer à la Discussion